Les mondes engloutis

Emplacement des mondes

Les mondes engloutis – 110×80 Encre de chine

 

 

MU

MU – 20×30 Encre, Aquarelle

 

Le continent de Mu est une ancienne civilisation qui est supposée avoir existé avant et en même temps que l’Atlantide.

Ce continent s’étendait sur 5 000 km du nord au sud, depuis les Hawaii, qui marquent encore aujourd’hui son extrémité septentrionale, jusqu’à une ligne joignant l’île de Pâques aux îles Fidji. D’est en ouest, il s’étendait sur 8 000 km : il était formé de trois terres séparées par d’étroits chenaux. Ce vaste ensemble se présentait comme une immense plaine vallonnée au climat tropical et a la végétation luxuriante. Ce paradis originel était fertile et propice à toutes les cultures. Des villes importantes regroupaient une population évaluée à plus de 64 millions d’habitants au moment de la catastrophe. Mu était véritablement le centre de toute civilisation et les autres foyers de culture n’étaient que ses colonies.

Les habitants étaient divisés en dix tribus et se consacraient à l’agriculture, à la navigation et au commerce. Tous adoraient le Soleil et croyaient en l’immortalité de l’âme. A l’apogée de sa civilisation, en -50 000, la civilisation Muenne étaient hautement évolués et d’une grande spiritualité. C’est ce magnifique ensemble, porteur de la civilisation la plus ancienne qu’ait connue notre planète, qui fut rayé de la carte du monde par une série d’éruptions volcaniques et de raz de marée gigantesques, lesquels firent de ce vaste continent la poussière d’archipels que l’on rencontre aujourd’hui au cœur de l’immensité du Pacifique.

Routes, cités et temples furent engloutis dans les profondeurs, et les rares rescapés, incapables de survivre dans un état de sauvagerie à peu prés total, réduits au cannibalisme, disparurent rapidement, sans pouvoir s’adapter a de nouvelles conditions de vie, par trop différentes de celles que leur avait garanties pendant des millénaires une civilisation supérieure. Les survivants auraient alors fondé la civilisation Maya.

Le souvenir du continent disparu se perdit ainsi progressivement, et seules quelques populations qui avaient été en contact avec lui purent transmettre, par l’intermédiaire de sectes d’initiés telles que celle des Naacals, les traditions et le langage de la civilisation Muenne. De nombreux textes, surtout dans l’aire de la civilisation mexicaine précolombienne, semblent confirmer ce scénario effrayant.

Malheureusement, il est très difficile de trouver une preuve concrète de son existence. Une légende des Indes rapporte qu’il existait en effet dans l’Océan Pacifique un immense continent qui fut détruit et que les Chinois appelaient « la Terre des Perroquets » ou « Océanide ».

En 1926, le colonel James Churchward, américain d’origine anglaise, affirmait que des tablettes découvertes en Inde et au Mexique, rédigées dans le langage de Mu qu’un vieux prêtre d’Asie lui avait appris à déchiffrer, confirmaient que ce continent avait été la source de toute civilisation, avant même l’Atlantide.

Après avoir quitté l’Inde, Churchward chercha d’autres preuves concrètes de l’existence de Mu, au Tibet, en Égypte, en Nouvelle Zélande et à l’île de Pâques. Il raconta avoir trouvé de nombreux textes gravés dans la langue sacrée de Mu.

De nombreux vestiges restent encore à mettre au jour et l’archéologie des îles océaniennes n’en est qu’à ses balbutiements. Certains textes précolombiens ou indiens doivent être complètement réinterprétés pour faire avancer davantage notre connaissance de Mu. Mais il est d’ores et déjà possible d’établir une synthèse de tous les faits qui montrent que cette terre paradisiaque, vouée au culte du dieu Soleil, eut une existence historique bien réelle. Le souvenir s’est conservé dans de nombreux documents et les archéologues commencent a redécouvrir les vestiges.

 

L’Atlantide

L’Atlantide – 21×29 Encre

 

De toutes les contrées mythiques qui ont enflammé l’imagination de générations de curieux, l’Atlantide demeure sans aucun doute la plus célèbre. Successivement placée à hauteur des Açores, au cœur de la mer Egée ou sur les rivages de la mer du Nord, l’île fabuleuse décrite par Platon correspond certainement à une réalité historique. Cette patrie originelle de la civilisation est la mère de toutes les cultures supérieures qui se sont développées sur la planète, de l’ancienne Egypte à 1’Amérique précolombienne.

Lorsque les Dieux de l’Olympe se partagèrent la terre, l’Atlantide revint à Poséidon, Dieu de la mer. Il rencontra sur l’île, Cléito, une mortelle qu’il épousa. Il entoura leur demeure de deux anneaux de terre et trois anneaux de mer.

C’est de leur union que naquirent les Atlantes. En hommage à Poséidon et Cléito, ils bâtirent la cité-mère et érigèrent au centre un temple dédié à Poséidon. Elle comptait plus de 2 millions d’habitants.

Sur les deux anneaux de terre, ils firent fleurir des jardins, des parcs, des fontaines. Platon parle d’un stade et d’un hippodrome.

Sur les anneaux de mer, naquirent tout naturellement des ports. L’Atlantide devint un modèle de puissance maritime et commerciale.

L’île fut divisée entre les 9 frères du Roi Atlas, tous fils de Poséidon. Chaque royaume avait sa capitale, copie de la cité-mère. Elle atteignit un très haut niveau de civilisation, se nantit d’une constitution et connut un âge d’or idyllique. Ils utilisaient un métal précieux, l’orichalque, aux propriétés étonnantes. Les Atlantes évoluèrent ainsi des siècles durant.

Hélas, ils furent corrompus par la richesse et une avidité de pouvoir sans cesse croissantes. Ils attirèrent la colère des Dieux. Maints cataclysmes s’abattirent sur eux : tremblement de terre, raz de marée, éruption volcanique.

En -9 500, l’Atlantide fut envahie par les eaux et éradiquée de la surface de la terre en une nuit.

En 1406, des marins français découvrent les îles Canaries. Ils virent une population d’indigènes composée en grande partie d’individus de haute taille, aux yeux et à la peau claire et au front développé. Ceux-ci portent le nom de Guanches, ce qui signifie  » Homme « . Ils expliquèrent être les derniers survivants d’une terrible catastrophe survenue des milliers d’années auparavant. Celle-ci aurait anéanti l’humanité, à l’exception de quelques rescapés venus trouver refuge sur ces îles, et dont ils étaient les descendants. Les Guanches connaissaient l’astronomie, l’écriture et leur alphabet se complétait d’inscriptions inconnues. Ils aimaient la poésie, avaient une législation élaborée et une religion aux rites forts compliqués. Ils momifiaient leurs morts, érigeaient des mégalithes aux formes de pyramides à étages et utilisaient un symbole platonicien…